Alger : La nouvelle APW a été installée ce jeudi, le président élu

belkha5Alger : La nouvelle APW a été installée ce jeudi, le président élu.

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UN CONSTAT…d’une société qui se meurt.

L’état révise ses dépenses «para-politiques» ,85 000 associations ont «mangé» 200 milliards DA depuis 1991
in  « le courrier »  Mercredi 14 décembre à 22:44

L’état révise ses dépenses «para politiques» ,85 000 associations ont «mangé» 200 milliards DA depuis 1991

«Budgetivores», sans incidence réelle sur la société, opportunistes et indifférents aux événements. Ce sont peut-être là, les quatre qualificatifs qui collent le mieux aux associations créées en Algérie depuis 1991.

Des rapports confidentiels ont été établis il y a quelques mois, par les services spécialisés du ministère de l’Intérieur laissent interdit. Les subventions qui leur ont été consenties restent sans commune mesure avec leur poids insignifiants, leur incidence nulle et les polémiques «négatives» qu’elles ont soulevé.

En 2000, une enquête menée par le commandement de la gendarmerie avait abouti à une « consommation directe » de 80 000 milliards de dinars, alloués par l’État aux milliers d’associations pour «rééquilibrer» la société et faire en sorte qu’il y ait une tendance civile démocratique et active, qui contrebalancerait l’islamisme radical qui menaçait d’avaler le pays entier.

Depuis lors, les subventions ont été plus importantes, et en l’absence d’une enquête aussi fiable que celle de 2000, on estime le coût du mouvement associatif depuis 1991 à ce jour à près de 200 milliards de dinars. Mais toutes les associations n’ont pas été aussi voraces : certaines associations n’ont jamais eu d’aide notable, hormis une petite assistance de la part de la commune, d’autres, à la faveur des relations personnelles et privilégiées de leur chef, ont mangé à satiété, tout le temps, et de tout.

Pour l’État, l’objectif n’a pas changé : les associations professionnelles, caritatives, de corporation, sportives, culturelles, de prise en charge des malades, etc. sont les garantes d’une vie «para-politique» active, démocratique, vivante et alternative aux blocages politiques chroniques que connaît la société.

Mais, en fait, tout cela s’avère sans effet. Alors que le processus de changements politiques en cours exige une plus grande intégration du mouvement associatif dans la vie de la société, d’aucuns insistent sur sa déficience et son apathie, sans commune mesure avec les objectifs qui lui avaient été assignés au début des années 90.

C’est à la fin des années 1990 que la société civile a commencé à «bouger» avec l’ouverture culturelle, notamment l’arrivée des chaînes de télévisions, avec les accords signés entre l’Algérie et les pays étrangers dans le cadre de la libéralisation du marché. Selon le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales, elles seraient au nombre de 85 000. Malheureusement, peu d’entre elles accomplissent véritablement leur travail. En fait, en Algérie, le mouvement associatif est désorganisé et manque de formation.

La loi stipule que les associations sont apolitiques. La société civile et les partis politiques sont juridiquement séparés. Pourtant, ce n’est pas le cas. Des associations gravitent autour de certains partis politiques, et deviennent plus actives lors d’échéances électorales. Passé ce délai, elles redeviennent amorphes, et se recentrent sur leurs propres intérêts.

DES ASSOCIATIONS AU SERVICE DE PUISSANCES ÉTRANGÈRES

Face aux milliards pris dans les caisses de l’État, les facilités auprès de la commune, les locaux à charge des autorités, les avantages sociaux et facilités d’accès à diverses acquisitions, ainsi que l’approvisionnement en logistique technique, le mouvement associatif est resté vain, futile, équivoque, parfois même nuisible et dangereux.

Des associations, qui s’étaient approvisionnées auprès de pays étrangers ont carrément travaillé contre l’Algérie, en fournissant des informations confidentielles aux pays qui les subventionnaient.

Une enquête, qui n’a pas été publiée, et menée par l’Intérieur, démontre que des associations ont carrément oeuvré, délibérément ou non, contre les intérêts de l’Algérie. D’autres ont fourni à des ambassades des informations confidentielles qui relèvent de la sécurité nationale. D’autres encore se sont approvisionnées financièrement chez des puissances étrangères, mettant en péril et leur propre objectif d’association de bienfaisance, et les intérêts de l’Algérie.

APPÉTIT VORACE ET INSATIABLE

En contrepartie de l’aide de l’État, estimée chaque année à plusieurs centaines de millions de dinars en subventions de toutes sortes, il ne fut constaté chez ces associations aucune influence sur la vie quotidienne. Au contraire, elles se sont distinguées par un effacement coupable, et, pire encore, des scandales à la pelle. En lieu et place des débats utiles à la société, des idées nouvelles et novatrices, le mouvement associatif aura brillé par les querelles intestines, les luttes pour des intérêts personnels et les scissions pour divergences d’intérêt.

L’argent des subventions est souvent détourné, les privilèges deviennent vite l’apanage des seuls chefs et la course contre la montre pour ratisser large à son profit le maître mot. Les associations des victimes du terrorisme en sont l’exemple-type : mangeant à toutes les mangeoires – parfois la mangeoire elle-même-, elles ont brillé par le nombre de biens acquis auprès de l’État : argent, terrain immobilier, facilités bancaires et appartements.

L’État ne leur refusaient presque rien, parce que ces associations représentaient la société la plus meurtrie dans sa chair, et aussi parce que ces associations étaient chargées de représenter l’Algérie debout face au terrorisme à l’étranger. Mais, les scandales qui ont secoué ces associations -entourloupes, affaires scabreuses, détournements, etc.- ont été à la démesure de l’appétit vorace et la cupidité insatiable de leurs responsables.

ECHEC DE L’INTELLIGENTSIA

Si dans les pays évolués, les associations sont le fait de personnalités publiques, distinguées ou très cultivées, le mouvement associatif en Algérie n’a jamais été l’oeuvre de l’«intelligentsia ». Il est souvent exagérément social ou exagérément politique et prend sa source à partir d’initiatives engagées par des gens anonymes, entreprenants, sans culture de fond, incités par le besoin de transformation ou attirés par l’attrait d’une responsabilité et l’éventualité d’une rente de «pouvoir», sous le motif de bienfaisance.

La dite association de charité fait vite de se transformer en entreprise familiale, tournée vers elle-même, sans la moindre représentation de service public et d’intérêt général. La plupart des associations que nous connaissons sont à caractère social, humanitaire ou politique, mais, en réalité, les malades chroniques, les sports, la nature, la culture, l’environnement, les animaux et les livres sont le dernier de leurs soucis. Leur influence sur la société dans l’élaboration de stratégies et de schémas politiques, sociaux, économiques ou culturels est insignifiante.

Dans un résumé succinct, qui synthétise et caricature à la fois les associations en Algérie, on peut les présenter comme un synonyme d’assistance sociale, de charité et de solidarité, mais sitôt enrichies, elles tournent le dos à l’assistance sociale, à la charité et à la solidarité.

Le mouvement associatif devait être, au début des années 1990, un palliatif aux blocages politiques, un substitutif à la violence qui menaçait d’engloutir toute la société, et son rôle était à l’origine plus large, et devait oxygéner toutes les décisions politiques et sociales prises.

Rien de tout cela n’est aujourd’hui visible, et les résultats de la réflexion de la société civile, dont les associations sont le point culminant, ont fait qu’aujourd’hui l’Algérie sociale se recentre sur les émeutes, les contestations et les revendications. « La société n’avance que sur des cadavres d’idées », disait André Gide à Biskra. Or chez nous, aucun cadavre d’idée n’a été trouvé gisant sur la place d’Alger : toutes les idées surannées, désuètes et avariées sont à ce jour encore recyclées, servies et consommées…

Fayçal Oukaci

TANGO FUNEBRE…pour un moribond

par Kacem Madani
Tout ce tohu-bohu derrière la santé de Bouteflika nous renvoie aux manigances et autres démêlés de fourbes entre les compagnons du prophète Mohamed pour assurer une succession digne du « message » dans les cités de Mecqua et Médina pendant que l’envoyé d’Allah agonisait tout son saoul ! N’est-ce pas déconcertant de retrouver les mêmes schémas de fourberies des hommes 14 siècles plus-tard ? Le pauvre Bouteflika est en phase d’agonie, les dernières images ne trompent personne. Bien qu’en ce qui me concerne je ne lui souhaite pas la mort, loin s’en faut, il est facile de deviner les tractations dans les coulisses pour lui trouver un remplaçant qui n’ébranle pas l’édifice du pouvoir de la petite « famiglia » FLN. Mais entre nous, n’y a t-il pas finalement quelque-chose de pathétique dans la vie des dictateurs, désignés ou autoproclamés prophètes en leurs pays ? Ils se croient immortels, mais au seuil de leur vie, tout le monde attend leur mort avec impatience, les « proches » pour se hisser au trône, et les lointains pour siffler un air de liberté ponctuel et illusoire!
Il y a quelque chose de pervers derrière cette atmosphère, qui semble lier le destin de tout un peuple à la vie ou la mort d’un seul homme, qui échappe à mon angle de vision et d’analyse. Je comprends mieux pourquoi Benchicou fait pleurer un dictateur dans les instants précédents sa chute, imagés sous forme théâtrale dans « le dernier soir du dictateur ». Ce n’est pas beau la déchéance d’un homme, fusse-t-il dictateur, car il nous renvoie l’image angoissante de notre petitesse d’humains face à la fin qui se profile à l’horizon, que l’on ait 80, 60 ou 40 ans. Ni le pouvoir, ni l’argent, ni les Klashs ne peuvent arrêter le cycle infernal de dame nature pour nous emporter tous un jour où l’autre. Ce que semblent malheureusement ne pas comprendre ces papys FLiN-tox, eux qui se refusent obstinément à affranchir le peuple d’une dictature politique et religieuse abusivement saillante avant de s’en aller reposer en paix.
Quant à ce qui se passe dans les coulisses du pouvoir, nous le savons bien, pour un Boutef de perdu, il y a 10 trios Zerhouni-Ouyahia-Belkhadem aux aguets, qui font la danse du ventre aux Taggarins pour séduire ces généraux faiseurs de rois providentiels. Qu’ils s’appellent Tewfik, Nezzar ou Lamri Bouzouar, les Klashs sont là pour décider, imposer et porter un autre Chikour jusqu’aux sommets d’une gloire illusoire qu’ils reconduisent pour perpétuer le vol, le viol et la soumission d’un peuple désabusé jusqu’à l’extrême de l’humainement supportable.
Oh mon peuple ! Au printemps de quoi rêvais-tu?
L’automne est là et l’hiver proche, au moins le sais-tu?
L’été s’en est allé, l’automne s’envolera, l’hiver te consolera car le printemps reviendra.
Tu rêveras encore !
Quant à eux, pour façonner et veiller sur ta destinée, ils seront encore là !
Dans toute la splendeur de l’aura de supercherie, de triche, de mensonge et de bourrage des urnes.
Ne t’inquiète donc pas ! Le béton protecteur Zerhouni-Ouyahia-Belkhadem coule encore et veille sur toi !
Ettas, ettas ! Mazal-El-Hal !
Machi dh’khech idisah ouawal !
Même  s’il était le bon Dieu!

BOUHOUASSOU…au pays de Tchebouz.

OU LES ACCAPARATCHIK  redoublent de férocité                                                                        par  Amar  :

Non messieurs,l’Algérie n’est pas la seule propriété des généraux.
Chacun s’accapare en fonction des ses moyens et de ses forces.Le gros magot c’est pour les forts,et ça décline jusqu’au minable délinquant qui se réserve sa part au détriment des plus faibles , bien-sûr.
l’Algérien-accapareur est un homme heureux.Il ne pense pas à la révolution,cette chose abstraite à ses yeux et qui ne remplit pas le porte-feuilles.
L’Algérien n’est pas malheureux,il demande seulement
à s’enrichir encore plus.Et tout en s’enrichissant il doit pourrir la vie aux autres,c’est dans sa nature.L’Algérien-accapareur est un sadique,il aime dépasser l’autre et il jouit en le voyant souffrir.
Ca a commencé déjà en 62 quand il a commencé à mettre la main sur les biens de l’ex-colon.
Ca continue maintenant,pas plus tard qu’hier,les détrousseurs de SH condamnés à un an déjà purgé et quelques dinars d’amende.Du pipi de chat,comme dit l’autre.
Et la populace souffre toujours,petits voleurs insignifiants et petits accapareurs de trottoirs et de parking, compris.Hier toujours,quelques coupeurs de routes ont bloqués la RN 12,molesté quelques rouspéteurs qui ont en marre de ces désagréments et délesté quelques camions de leurs chargements:un camion d’eau minérale;un camion de soda et un camion de vin et de bière.Et ça s’abreuve jusqu’à soulerie ,tandis que des malades souffrent dans l’attente d’une libération providentielle.Mais par qui donc,bon Dieu?
Tous les policiers et gendarmes sont à Alger,pour protéger le roitelet.Les gens d’en bas,cette populace,ils n’ont qu’à se bouffer entre-eux.L’honneur d’Alger et des accapareurs est sauf.


Je souffre et je vois la souffrance autour de moi.

par  Fateh

Ce qui est frappant ces temps ci c’est le tsunami d’informations tendancieuses ayant pour objectif la désinformation, la manipulation.
Les techniques de l’intox sont perfectionnées au maximum. La plèbe est perçue comme une pâte à modeler selon les exigences du moment. Sous les rapports de force et de violence, on fait du détail l’essentiel et on noie les vérités sous un déluge de mensonges ou de demi vérités, qui à force d’être répétés finissent par devenir Vérités absolues.
Je souffre et je vois la souffrance autour de moi. Une souffrance morale, intellectuelle physique. L’injustice, La Hogra qui transforme le jeune en Harrag au sens propre ou au sens figuré. Ce Harrag qui veut fuir la réalité dans une coque de noix ou à l’aide d’un litre d’essence croyant qu’au bout de l’aventure l’autre rive est meilleure.
Peut-on nous passer du personnage du dictateur alors qu’il est devenu tellement familier qu’il fait parti de la famille, ou . Le Dictateur ce n’est pas l’autre. C’est aussi nous qui avons contribué à faire du dictateur ce qu’il est et ce que nous sommes. Pourquoi vouloir rejeter la faute toute la faute sur Le Dictateur.
Ne sommes nous pas la résultante de tant de siècles de décadence. Ne sommes nous pas devenu produit et producteur de décadence. Comment expliquer ces dizaines d’années à applaudir Le Dictateur et ses discours débiles ? Par le désir d’être dominé peut être qui a été forgé par des manipulations qui ont conditionné notre mode de pensée ou plus exactement notre mode de consommer et de dépenser. Des systèmes qui fonctionnent uniquement pour leurs ventres et leurs bas ventres.
L’usage politique du bâton et de la carotte virtuelle; la primauté de l’administration pour ne pas dire de la bureaucratie sur les forces productives, les pouvoirs étendus des états d’urgence qui n’en finissent pas alors qu’une urgence est comme son nom l’indique très limitée du point de vu temporel. L’instauration de la corruption en tant que moyen de gestion et la gestion des biens publics comme propriété privée au vu et au su de tous…
Le dictateur ne négocie pas, il s’impose. Il n’a pas besoin de légitimer son existence. Il est là parce que nous avons besoin de lui. Parce que nous avons besoin d’un tuteur, d’un maître. Et s’il parle d’une légitimité révolutionnaire ou spirituelle, c’est pour son propre égo surdimensionné. Nous avons besoin d’un Chef parce que nous sommes hypocrites, avides de gains faciles, lâches pour pouvoir briser nos chaines…

La domination de quelques individus lugubres, qui détiennent le monopole de la violence, sur le peuple dépossédé durera longtemps, très longtemps jusqu’à ce que ce peuple décide de changer ce qui est en lui : L’hypocrisie, la lâcheté et le désir du gain facile.

Tchippa lahnina!

C’est elle qui fait carburer les énergies, qui permet de gravir les échelons de la société, qui procure, à celui qui la donne et qui la reçoit, respect et considération.
Elle est une vraie constante nationale. Elle est entrée dans les murs et les moeurs de la République et se pratique à tous les échelons de sa hiérarchie, surtout ceux du haut, où elle plus concentrée, et surtout plus conséquente.
Ses ressources rendent la vie tellement plus facile.
Grâce à elle, tout devient aisé. Mariage somptueux des enfants, vacances de rêve, demeure à plusieurs étages, ripaille, meubles de luxe, Omra à répétition et largesses pour s’acheter une place au paradis, etc.
Dans l’Algérois, on l’appelle la tchippa. C’est le fameux pot-de-vin sans lequel rien ne peut se faire, ni s’accomplir, ni même être mis en route.
C’est la somme d?argent, plus ou moins rondelette, qui se glisse de main en main, pour aplanir les difficultés tatillonnes de la loi, accaparer un bien indû, obtenir un jugement en sa faveur, faire condamner un innocent, débouter un ayant-droit, faire réussir à un concours professionnel son cancre de rejeton, dédouaner à moindres frais une marchandise sous déclarée, obtenir un crédit bancaire, un permis de construire, un logement social, un permis de conduire, un visa Schengen, etc.
Les passe-droits que peut procurer la tchippa sont innombrables. Ils vont du privilège qui peut rapporter des millions de dollars à la carte d’accès pour prendre l’avion.
La tchippa se décline à plusieurs appellations. Elle est «el-guass» ou «lehnnana» à l’extrême-Est, «el-qahoua» à l’Ouest. Ici et là, elle peut s4appeler «El-bay, el-masrouf, les feuilles, etekhmima, l’émir Abdelkader, kassaman, etc».
Ceux qui s’y adonnent ne sont presque jamais inquiétés et ne prennent plus la peine de dissimuler leur butin. Ainsi, il est courant de voir des fonctionnaires, des magistrats, des employés de banque, des élus et bien d’autres responsables dont le revenu est relativement bas, habiter de somptueuses résidences, rouler carrosse et dépenser sans compter.
Tout en haut, la Tchippa est tout petit peu plus rondouillarde. Ainsi, pour le petit exemple, tout récemment, pour convaincre le plus haut gradé de l’armée algérienne de bien vouloir consentir à faire valoir ses droits à la retraite, on lui a glissé une Tchippa qui lui a permis d’investir dans les émirats du Golfe. Une peccadille, en somme…

D.Benchenouf