TANGO FUNEBRE…pour un moribond

par Kacem Madani
Tout ce tohu-bohu derrière la santé de Bouteflika nous renvoie aux manigances et autres démêlés de fourbes entre les compagnons du prophète Mohamed pour assurer une succession digne du « message » dans les cités de Mecqua et Médina pendant que l’envoyé d’Allah agonisait tout son saoul ! N’est-ce pas déconcertant de retrouver les mêmes schémas de fourberies des hommes 14 siècles plus-tard ? Le pauvre Bouteflika est en phase d’agonie, les dernières images ne trompent personne. Bien qu’en ce qui me concerne je ne lui souhaite pas la mort, loin s’en faut, il est facile de deviner les tractations dans les coulisses pour lui trouver un remplaçant qui n’ébranle pas l’édifice du pouvoir de la petite « famiglia » FLN. Mais entre nous, n’y a t-il pas finalement quelque-chose de pathétique dans la vie des dictateurs, désignés ou autoproclamés prophètes en leurs pays ? Ils se croient immortels, mais au seuil de leur vie, tout le monde attend leur mort avec impatience, les « proches » pour se hisser au trône, et les lointains pour siffler un air de liberté ponctuel et illusoire!
Il y a quelque chose de pervers derrière cette atmosphère, qui semble lier le destin de tout un peuple à la vie ou la mort d’un seul homme, qui échappe à mon angle de vision et d’analyse. Je comprends mieux pourquoi Benchicou fait pleurer un dictateur dans les instants précédents sa chute, imagés sous forme théâtrale dans « le dernier soir du dictateur ». Ce n’est pas beau la déchéance d’un homme, fusse-t-il dictateur, car il nous renvoie l’image angoissante de notre petitesse d’humains face à la fin qui se profile à l’horizon, que l’on ait 80, 60 ou 40 ans. Ni le pouvoir, ni l’argent, ni les Klashs ne peuvent arrêter le cycle infernal de dame nature pour nous emporter tous un jour où l’autre. Ce que semblent malheureusement ne pas comprendre ces papys FLiN-tox, eux qui se refusent obstinément à affranchir le peuple d’une dictature politique et religieuse abusivement saillante avant de s’en aller reposer en paix.
Quant à ce qui se passe dans les coulisses du pouvoir, nous le savons bien, pour un Boutef de perdu, il y a 10 trios Zerhouni-Ouyahia-Belkhadem aux aguets, qui font la danse du ventre aux Taggarins pour séduire ces généraux faiseurs de rois providentiels. Qu’ils s’appellent Tewfik, Nezzar ou Lamri Bouzouar, les Klashs sont là pour décider, imposer et porter un autre Chikour jusqu’aux sommets d’une gloire illusoire qu’ils reconduisent pour perpétuer le vol, le viol et la soumission d’un peuple désabusé jusqu’à l’extrême de l’humainement supportable.
Oh mon peuple ! Au printemps de quoi rêvais-tu?
L’automne est là et l’hiver proche, au moins le sais-tu?
L’été s’en est allé, l’automne s’envolera, l’hiver te consolera car le printemps reviendra.
Tu rêveras encore !
Quant à eux, pour façonner et veiller sur ta destinée, ils seront encore là !
Dans toute la splendeur de l’aura de supercherie, de triche, de mensonge et de bourrage des urnes.
Ne t’inquiète donc pas ! Le béton protecteur Zerhouni-Ouyahia-Belkhadem coule encore et veille sur toi !
Ettas, ettas ! Mazal-El-Hal !
Machi dh’khech idisah ouawal !
Même  s’il était le bon Dieu!

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