ON DISCUTE…en étant sage et avec des images.

DB: Le desir de bien dire

Et à mon tour, mon cher Salah Eddine, de saisir cette occasion, pour dire que nous sommes des êtres humains comme tous les autres, avec nos particularismes, et nos différences, mais que nous restons des êtres humains.

En plus de cela, et sans que cela nous retire quoi que ce soit de notre universalité, nous sommes nombreux à connaitre, fort heureusement, toute la diversité de notre identité, et de la richesse des apports qui l’ont forgée. Notre dimension arabe, notre dimension berbère, en plus de toutes les autres, sont autant de vertus supplémentaires qui se fondent dans notre creuset originel.
Encore que si l’on remonte plus loin dans nos généalogies, nous pourrions nous fondre dans la matrice originelle, où il n’y a plus ni race, ni type. Juste l’homme. Et peut être même, si l’on accepte d’aller plus loin, dans la théorie de la sélection naturelle des espèces, de nous retrouver dans d’autres classifications, qui rendraient ces postulats identitaires tout à fait cocasses.

Ces illuminés de leur origine qu’ils voudraient exclusive, juste pour dire à l’autre, à tous les autres, que ce sont eux les propriétaires originels de telle ou telle région du monde, me font marrer, personnellement. De petits coqs nerveux, avec une chique sous le bec, qui caquètent comme des poules, à qui veut bien les entendre, qu’ils sont les premiers occupants de leur basse-cour.
Et ils vitupèrent, et ils postillonnent, et ils stigmatisent, et ils prennent l’histoire à témoin, qu’ils sont les premiers, les seuls, les plus légitimes occupants d’un piton rocheux, , ou d’une mare à canards, dans l’immense univers qui les entoure..
Et ils en arrivent, dans leur pitoyable suffisance territoriale, à demander aux descendants à la vingtième génération plus tard, de vider les lieux, parce que leurs ascendants à eux, , sont arrivés sur les lieux vingt générations plus tôt.
C’est cela le débat identitaire qui se déroule chez nous, avec force théories, linguistes haineux, historiens borgnes ,sociologues formatés ,et tutti quanti à l’appui.

Le ponté Les artères bouchées ,mais les pieds sur terre

« Et ils en arrivent, dans leur pitoyable suffisance territoriale, à demander aux descendants à la vingtième génération plus tard, de vider les lieux, parce que leurs ascendants à eux, , sont arrivés sur les lieux vingt générations plus tôt. »
Je crois qu’ici on essaye d’inverser le problème,ce qui ne fait que stigmatiser encore plus l’autre ,celui à qui on a tout pris,tout enlevé,tout dénié,qui ne vit que des ‘produits d’importation’ et pour lequel on a bouché toutes ses artères vitales pour lui en greffer d’autres qu’on a choisies pour lui et qu’on lui a imposé depuis la nuit des temps,en les alimentant au goutte à goutte par ce sang presque coagulé qu’on lui a puisé des tréfonds d’Arabie et que son corps n’arrive plus à accepter parce que trop avarié .Le conquérant agit toujours ainsi en pays conquis.Leurs ascendants n’y sont jamais arrivés sur les lieux,à ma connaissance,ils y étaient depuis les temps reculés.C’est ceux qui y sont venus de différents horizons en civilisateurs des barbares ou en réfugiés défaits par la reconquista,qui se sont incrustés et qui ont imposé leurs loi,religion et langue à ce paisible paysan indigène,qu’on a tellement rabaissé jusqu’à renier sa langue dans une première étape ,puis ses origines dans une seconde.
Ca n’a jamais été le contraire.Ceci est dit uniquement pour rétablir les choses dans leur véritable contexte.Un problème mal posé ne trouvera jamais de solution.Et personne n’a jamais dit que la solution était de rejeter l’autre à la mer,fut-il descendant de la dernière génération.Nuance.
Et avec toutes mes salutations cordiales,Mr.D.B

Adel La sagesse

@Le ponté

Bonjour,

«Un problème mal posé ne trouvera jamais de solution.»

Très juste. Mais il se trouve, malheureusement, que vous aussi vous posez mal le problème. De mon point de vue, il n’y a pas lieu de parler aujourd’hui en Algérie (1310 ans après la défaite et la mort de Dihya et la victoire définitive des armées arabes!) de « ceux qui y sont venus de différents horizons en civilisateurs des barbares ou en réfugiés défaits par la reconquista, qui se sont incrustés et qui ont imposé leurs loi, religion et langue à ce paisible paysan indigène ».

Le problème qui se pose à nous est strictement d’ordre linguistique. Les dirigeants algériens ont décidé après l’indépendance de privilégier la langue arabe standard (appelée aussi fus’ha) au détriment des langues parlées par la population (dialectes amazighs et arabe parlé). Leur pari était que l’école allait faire progressivement disparaître les dialectes (ou langues parlées) et que les Algériens finiraient tous par s’exprimer en fus’ha.

Près de cinquante ans après l’indépendance, ces dialectes sont toujours vivants. Le choix qui a été fait n’a pas donné les résultats escomptés. Il y a donc lieu d’élaborer une nouvelle politique linguistique qui tienne compte de la réalité du terrain, tout en étant fonctionnelle (enseignement, administration, médias, etc.)

Nous n’avons nullement besoin pour cela de déterrer la hache de guerre, ni de savoir qui sont les descendants des « paisibles paysans » et qui sont les héritiers des « civilisateurs des barbares » et des « réfugiés défaits par la reconquista ».

Cordialement

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