UN AVIS CIVIQUE…merci l’ami

D B dit :

Nous vivons des situations pour le moins curieuses. J’ai vu, à Lyon et à Paris, deux centres du « Secours Catholique » qui reçoivent des gens en difficulté, et qui tentent de leur porter assistance. Vêtements, denrées alimentaires, et autres mains tendues. J’ai été très étonné de constater que la grosse majorité des solliciteurs étaient des gens de chez nous. Et j’ai été encore plus étonné de découvrir que les gens qui étaient employés dans le Secours Catholique étaient des bénévoles. Mieux encore, il s’est même trouvé des gens qui ont répudié, activement, le monopole de la charité chrétienne, en investissant les lieux de la solidarité active et agissante, au nom de la seule humanité, et en criant bien fort, que la solidarité à l’endroit de l’homme, et même de l’animal, ne doit pas être soumise à une quelconque pratique bondieusarde, mais à la capacité de l’Homme d’être bon pour tout ce qui peut souffrir, le prochain et même le lointain. Et même le différent. Et même l’ennemi. Si tant est que de si belles âmes puissent en avoir. Je veux dire en avoir parmi des gens qui ne sont pas tout à fait sortis de l’Humain lancinant, à défaut d’être triomphant.
De quoi se poser de vraies questions, les gars. Des questions sur certains postulats qui prônent encore une charité qui se mesure en poignées de blé. Sérieux!
Le gros problème est que si vous en parlez, vous allez devenir le diable en personne, parmi ces bien-pensants du rot bien gras. Ces « généreux dispensateurs du bien ». Surtout qu’ils insistent toujours pour vous dire qu’ils ne font que vous remettre, ou vous rendre, le bien que Dieu leur a laissé en dépôt. Avec une humilité feinte, qui miaule la dévotion, à un Dieu auquel ils n’ont jamais cru vraiment. OU vaguement, comme tout le monde, ou à peu près, ou à leur manière, celle qui consiste à demander pardon à Dieu à chaque soupir, mais jamais après avoir commis un crime. Ils croient comme ils peuvent les pauvres, autant qu’ils peuvent, au ras de la sedjada, à cinq minutes près, avant ou après la prière. Ensuite, ils n’oublient pas que Dieu lui-même leur a permis de se délecter des biens de ce monde. Pour le reste, Dieu…
Parce quiconque croit à un Dieu aussi juste, et aussi puissant, ne peut être aussi hypocrite, ni aussi méchant, ni aussi égoïste qu’ils le sont, ces « dispensateurs du Bien ». Ces gardiens du dépôt sacré!
Ce dépôt, dont ils nous rabâchent les oreilles, et qu’ils rendent au compte-goutte, en comptant même les pas qui les mènent vers l’endroit où ils dispenssent leur minable charité. Puisqu’on leur a dit, et répété, que chaque pas leur serait compté en tant de bonnes actions. Alors, eux, en laborieux comptables, ils amassent les bonnes actions pour l’au délà, comme ils font fructifier leurs actions en bourse, ou comme ils soupèsent le mouton qu’ils achètent au souk, rien qu’en passant leur main sous le ventre de l’animal. Et quand ils se rendent à la mosquée, en se faisant suivre de leurs chauffeurs, parce qu’ils faut marquer des pas, ils calculent, ils calculent, le nombre de pas qu’ils ont fait, de poignées de blé qu’ils ont prodigué aux inférieurs, à la chance qu’ils auront, avec un peu de piston, de faire la prière au premier rang, là où les actions, pardon, les bonnes actions ,sont les mieux cotées.

Et ce sont ces gens qui appellent à l’instauration de théocraties. A l’application stricte de la chariaa. C’est ainsi que ça se passe chez Hadj Dobara.

Particulièrement dans ces monarchies « islamiques » où la religion musulmane est le support fondamental de TOUT, ou plutôt de toute la VITRINE. Puisque les lieux saints de cette religion y ont été l’objet d’un très sérieux marketing. Dans ces terres saintes, les plus fragiles meurent dans l’indifférence de leurs « coreligionnaires », et pire encore, les musulmans immigrés dans ces pays, sont traités comme de vrais esclaves,non seulement entre salat el icha et salat el fajr, mais depuis leur entrée dans ces pays de cocagne jusqu’à leur départ. Il paraît que nombreux d’entre-eux ont compris depuis, qu’entre le prêche et la pratique de tous les jours, il y a de la marge. Et quelle marge mon frère.

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