UN AVIS SINCERE …sur notre Kateb national.

par Preuve

Comme Mouloud Kacem n‘Ait Belkacem, Kateb Yacine, a fait, lui aussi, l’école coranique ! Il était imprégné, depuis sa tendre enfance déjà, et baigné dans la culture arabe et musulmane. Tout comme nos Kabyles algérois devenus plus arabe et islamistes que les arabophones eux même. Il est reconnu qu’il est pratiquement impossible de rennaître, de revenir de sa pertes identitaire. Si cela était possible, il relèverait du miracle ! C’est le cas de l’exception appelée Kateb Yacine !

Il a eu, dans sa jeunesse, le même parcours que Tahar Ouetar, lui aussi Chaoui. Comme Ouetar, en quête éperdue d’une autre identité de substitution à celle qu’il a assassiné, il sillonna quelques pays arabes et musulmans et chercha même, lui aussi, des origines à sa fausse raison d’existence dans « l’héroïsme de l’Émir Abdelkader » auquel il chercha à identifier son peuple.

A Sétif, il vécu le bruit des bottes et l’odeur du sang, celui des siens. L’horreur de 1945 ! Sa mère, elle, n’a pas supporté cette odeur et se jetais depuis sur tous les feux qu’elle voyait. Elle devint folle et tellement folle que son fils, Yacine, en tomba fou amoureux. D’où, sans doute, l’émergence de son écriture éclatée. Il aimait sa mère comme il aimait son pays l’Algérie, elle aussi folle. Le thème de la femme est, chez Yacine, hautement symbolique. La femme est tout à la fois son identité, son pays, ses déchirements, ses douleurs, l’avenir, …

La maman de Yacine ne savait pas qui elle était. Folle, elle ne pouvait dire à son fils d’où il venait et où devait-il se diriger. Alors, il se cherchait tout seul. C’est alors qu’il fit la rencontre, un jour, avec un vieillard, à Sétif, à qui il demanda le chemin pour se rendre vers une direction indéterminée. Il parla au vieux monsieur qui vint de la montagne en arabe mais, le montagnard, indifféremment, lui répondit en tamazight. Yacine n’avait rien compris ! Il le salua quand même, lui dit merci et continua son chemin mais, « pourquoi ce vieil Algérien, profondément bien de terroir, ne parle un traître mot de la langue arabe ? » commença par s’interroger pour la première fois Kateb Yacine. C’est ainsi, et pour la première fois, que le hasard d’une rencontre le met face à son destin, à sa véritable réalité algérienne ! Il venait d’avoir 20 ans.

Tahar Ouetar, cet autre chaoui, lui, n’a jamais su se poser la bonne question qui lui aurait permis de faire une rencontre, de renouer, avec sa véritable identité. Pourtant, le parcours initiale des deux écrivains était quasiment le même. Tous les deux firent l’école coranique. Tous les deux aimèrent Le Saint Emir Abdelkader. Mais, la question, celle que finissent par se poser les plus reconnaissants : pourquoi Kateb Yacine finit par faire de Tahar Djaout un ami et un frère alors que Tahar Ouetar n’hésita pas à le traiter de perte pour la France ? N’est pas Nuage de Fumée qui veut ! Repose en paix Kateb Yacine !


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