ON SE TOLERE

kaddour dit :

Sur le principe, personnellement, je suis entièrement d’accord qu’il ne faut exclure personne, si on veut construire durablement quelque chose ensemble. D’autre part, si on n’a pas de leçons à recevoir des pseudo-démocrates non pratiquants et préfabriqués dans les labos des services, on n’en a encore moins besoin des leçons de ceux, dont A.B fait partie, qui ont ont contribué à mettre l’Algérie à feu et à sang.
Une certitude, c’est que Ali BENHADJ était bel et bien impliqué dans les évènements tragiques des années 90, il reste à situer ses responsabilités pour connaitre avec exactitude, son degré d’implication dans les crimes commis gratuitement contre de pauvres innocents.
Sinon, qu’attend t-il pour dire ce qu’il sait de cette période? et puis en quoi est-il crédible quand on raconte par-ci, par-là que sa mouvance (ex-fis) était, au moment des faits, presque entièrement contrôlée par les services de renseignements Algériens?
A moins d’accorder du crédit et de l’attention aux propos de Ali BENHADJ au seul prétexte que c’est un pourfendeur notoire et excessif du pouvoir Algérien.
Mon avis c’est que c’ est un bon tribun qui a le don d’exciter les foules, et qui ne s’embarrasse pas de détours ou de raccourcis pour dire ce qu’il pense. Mais pour autant, a t-il les capacités d’un professionnel de la politique?
En cela, je rejoins at-yenni qui dit que cet imam est tombé accidentellement dans la politique.
Du coup, il devient politiquement un extrémiste qu’il faut impérativement neutraliser,canaliser et maitriser à l’instar de tous les extrémistes de tous bords sans exclusive.
D’ailleurs,il n’est pas exclu que ce type soit aussi préfabriqué dans les labos des services. Sinon de quelle compétence peut-il se prévaloir pour se mouvoir et durer ainsi sur la scène politique Algérienne?
Sans trop tergiverser, entre deux choix, faut-il opter pour un état républicain, moderniste et progressiste ou pour une république des imams dont le seul programme politique et de sortie de crise se résume à l’application de la Chariâa.

Dans les démocraties avancées, les idéologies extrémistes sont minoritaires, ne servent que comme défouloir et à maintenir un certain équilibre. Elles ne sont tolérées que pour mieux les surveiller. C’est loin d’être le cas en Algérie, et pour cause.
A.BENHADJ, à l’instar de tous ceux au pouvoir ou en dehors, qui ont martyrisés une bonne partie du peuple, restera une tâche noire indélébile dans l’histoire du pays.
Alors, de grâce cessons de vouloir une chose et son contraire.

Pour reprendre une expression:  » que chacun fasse bien son métier et les vaches seront bien gardées »

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