ON AVANCE

L’Algérie développe la production d’énergie solaire

L’Algérie espère mettre en place une stratégie durable complète qui ferait d’elle un important producteur d’électricité verte.

Le pays a cimenté ses ambitions la semaine dernière en organisant le salon international de la gestion de l’énergie, le SIEREME. Ce salon de cinq jours, qui a refermé ses portes le 14 octobre, a attiré une quarantaine d’entreprises algériennes et étrangères et s’est penché sur les questions liées à la maîtrise des énergies diversifiées.

Selon le plan décennal algérien, les sources d’énergies renouvelables permettront de produire entre 6 et 8 pour cent de l’électricité d’ici 2020 et jusqu’à 35 pour cent à l’horizon 2040.

Le directeur de l’Agence nationale pour la promotion et la rationalisation de l’utilisation de l’énergie (APRUE), Mohamed Salah Bouzeriba, a expliqué à Magharebia que le gouvernement mettra en place un Programme national de maîtrise de l’énergie (PNME) dans le cadre de son plan de développement 2010-2014.

Ce programme vise à réduire de manière significative la consommation d’électricité en distribuant cinq millions d’ampoules électriques à faible consommation, en facilitant les prêts subventionnés, en augmentant l’efficacité énergétique et en mettant en place de nouvelles mesures de contrôle de l’énergie. Il lancera également une campagne de sensibilisation et un programme spécial à destination des plus gros consommateurs.

Le plus important de ces projets est la première centrale à énergie solaire hybride de ce genre à Hassi R’mel, dont l’achèvement est prévu en janvier 2011.

« Cet ambitieux projet énergétique, le premier de ce type dans le pays, nous aidera à étudier les technologies utilisées afin que nous puissions évaluer les implications financières de la possible utilisation future de ce type de technologie dans d’autres projets de centrales », a déclaré le ministre de l’Energie et des Mines, Youcef Yousfi.

L’APRUE a mis en place une série de projets sur la période 2007-2011, notamment la construction de 600 foyers HPE (haute performance énergétique), connus sous le nom d' »Eco-Bât », ainsi que de 10 000 systèmes de chauffage solaire d’eau et 22 000 mètres carrés de panneaux solaires qui seront installés dans des centres de santé, des hôtels et des thermes.

Pour sa part, la Sonelgaz envisage d’investir dans la production de l’énergie solaire, en lançant un ambitieux programme de production d’électricité photovoltaïque comme alternative à la production par les hydrocarbures fossiles.

L’Algérie participe également à l’Initiative industrielle du désert, un immense projet de fourniture d’électricité à l’Europe à partir de fermes solaires installées en Afrique du Nord.

De plus, la Sonelgaz envisage d’alimenter en électricité les villages isolés du sud du pays et de créer une nouvelle centrale dans la ville de Rouiba, qui produira des cellules photovoltaïques. En juin 2011, le prototype du premier panneau photovoltaïque « made in Algeria » quittera les laboratoires de l’Unité de développement de la technologie du silice (UDTS).

Le directeur de l’UDTS Messaoud Boumaour a fait part à Magharebia de sa conviction qu’utiliser la technologie photovoltaïque est « l’énergie du futur », notamment dans la mesure où l’Algérie dispose de l’une des plus importantes ressources solaires au monde (entre 1 500 et 2 000 heures d’ensoleillement par an).

Mouna Sadek pour Magharebia

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